Introduction
Marjo et Sam partent à l’aventure! Destination: Japon.
Marjo y retourne pour une deuxième fois (2018), tandis que ce sera une grande première pour Sam. L’itinéraire combine des incontournables, comme la Golden Route, avec des destinations un peu plus audacieuses, histoire de plaire à tout le monde.
Cliquez ici pour voir le voyage de 2018!
À la fin du voyage, un sommaire des dépenses sera disponible afin de pouvoir vous aider à planifier votre propre périple si cela vous intérèsse.
Départ vers le Japon à partir de l’aéroport Montréal-Trudeau (YUL) le 19 mai 2026 à 13h05. Arrivée à l’aéroport de Narita (NRT) le 20 mai 2026 à 15h25. Vol direct 13h20. Décalage +13h.
Rectification : Départ le 19 mai à 17h et arrivée le 20 mai à 19h.
Jour 1 - 20 mai 2026 (Montréal-Tokyo)
Nous sommes arrivé plutôt tard à notre hôtel sur Tokyo puisque notre vol a été décalé de presque 4h. Cela nous a prit 1h en metro (1380Y/pers) pour le Keisei Skyline (1). Il était 21h lorsque nous avons accédé à notre chambre. Nous nous attendions à petit, mais c’est autre chose de le voir en vrai.
Nous avons par la suite fait un tour à l’épicerie à proximité ainsi que du Seven Eleven et du Lawson pour nous trouver un petit snack avant d’aller faire dodo vers 11-12PM.
PS: On ne recommande pas les chips à la pizza et les popsicles au cataloup.
PS2: Les eggsando du 7-eleven sont très excellents mais over-coté selon Marjo.
Notre hôtel est le APA Hotel Nihonbashi Bakurocho-eki Kita. Il est bien situé pour notre arrivé à Tokyo et nous en profiterons pour visiter le côté EST de la grande ville dans les prochains jours.
Jour 2 - 21 mai 2026 (Tokyo)
Réveil à 11AM grâce à notre alarme… nous ne nous attendions pas à nous réveiller aussi tard. Ce n’est pas grave, nous avions besoin de sommeil dû à notre journée de la veille de +24h. C’est une journée pluvieuse sur Tokyo.
Par la suite, direction le restaurant de ramen Madai Ramen Mengyo que notre artiste nous a recommandé. Nous avons fait confiance a sa recommandation et sommes allé sans trop regarder le menu. La seule chose que nous savions est que ce serait un ramen à base de poulet. Surprise! Leur spécialité et seul bouillon est celui à base de vivaneau rouge. Le ramen était excellent, mais n’étant pas fan de poisson, nous sommes ressorti déçu. Littéralement en face du restaurant, ce trouvait une autre enseigne de ramen qui se ressemblait comme deux gouttes d’eau avec un poulet sur la devanture. D’après nous, c’était ce restaurant qu’elle voulait nous recommander…
Direction la Skytree et son centre d’achat gigantesque en attendant que la pluie se calme prévu vers la fin PM. Nous avons fouiner pendant quelques heures. Avant de partir, Sam a demandé à une artiste de faire une caricature de nous.
Le lien du resto Madai Ramen Mengyo.
Au temple, nous avons pu observer le retrait de l’une des lanternes pour entretien. Fun Fact: Le poids est d’environ 400kg. Nous avons aussi tiré notre fortune. Nous avons tous les deux reçu une ‘bonne fortune’, mais nous soupçconnons une mauvaise traduction puisque les deux, particulièrement celui de Marjo, annonçait ‘‘qu’aucun rêve ne se réalisera’’. Nous avons procédé à le laisser sur place tel que veut la tradition.
Après le restaurant, direction Asakusa afin de voir le gros temple Senso-ji, tradition de première journée de Marjo et ses amies. Nous nous sommes dirigé en premier au 8ième étage de l’office du tourisme japonais en face des portes Kaminarimon (Thunder Gates) et avons pu observer la vue de la Nakamise-dori (shopping street) ainsi que la Skytree cachée par les nuages.
Pour terminer, nous bougeons encore, mais cette fois-ci vers Akihabara: le quartier otaku/Electic town. Nous avons fait les vitrines, mais Samuel voulait particulièrement aller voir les magasins Hareruya qui vendent les cartes MTG. Marjo est ressorti avec quelques coups de coeur.
Figurine de MaoMao de The Apothecary Diaries
Pin de Summoner de Final Fantasy 14
Sticker surpise d’un personnage (dans ce cas Alisaie) de Final Fantasy 14
Total de la journée : 21 000 pas.
Jour 3 - 22 mai (Enoshima-Kamakura)
Ce fut une nuit plutôt courte. Malgré la bonne nuit de sommeil de la veille, nous réalisons rapidement que le décalage horaire est encore bien présent…
Départ vers 7h30 en direction du restaurant Denny’s, une grande chaîne américaine. Par contre, les succursales japonaises sont complètement différentes de ce à quoi nous sommes habitués en Amérique du Nord. Nous y avons pris notre déjeuner avant de commencer une journée qui s’annonçait bien remplie.
Après un « petit » arrêt à la pharmacie, Marjo l’influenceuse beauté a dû retourner déposer ses trouvailles à l’hôtel avant que nous repartions vers notre première destination : l’île d’Enoshima.
Après quelques péripéties dans le métro tokyoïte, nous sommes finalement arrivés vers 10h30 aux abords de l’île, située à environ 1h30-1h45 de la gare de Tokyo.
Nous avons commencé par nous promener dans la rue principale menant aux premiers temples ainsi qu’aux escaliers mécaniques installés pour faciliter la montée. Petit conseil : nous recommandons fortement de prendre le forfait offert au centre d’information d’Enoshima, juste avant le pont d’entrée. Pour environ 1500¥ par personne, il inclut l’accès aux trois escaliers mécaniques, à la tour Sea Candle ainsi qu’aux caves.
L’île se visite très bien en quelques heures (2-3h) et le parcours reste assez fluide grâce aux escaliers mécaniques… même s’il reste tout de même énormément de marches à monter et descendre, surtout vers les caves.
La brise à l’odeur des azalées nous a cependant accompagné tout le long de notre visite ce qui a rendu l’expérience très zen.
Petite pause bouffe chez Torico où nous avons grignoté leur karaage (poulet pané japonais) avant de reprendre la route vers la station Hase (Kamakura) à bord du vieux train vert très connu.
Nous avons ensuite visité le temple Hasedera (400¥/personne). Malheureusement, les hydrangeas n’étaient pas encore en fleurs. Après y être allée deux fois, Marjo recommande fortement de planifier une visite vers le début ou la mi-juin afin de profiter pleinement du site. Malgré tout, nous avons eu droit à de magnifiques vues sur la ville et les plages de Kamakura.
Prochaine étape : le célèbre Kōtoku-in et son immense Bouddha de bronze (300¥/personne). Honnêtement, pas grand-chose à dire à part… prendre des photos. Impressionnant la première fois, un peu plus ordinaire la deuxième.
Nous avons ensuite repris le métro jusqu’à la gare centrale de Kamakura. Sam commençait à avoir un petit creux, alors Marjo l’a traîné chez Giraffa, sur la rue commerçante principale. Ils servent des sortes de pizza-pochettes frites remplies de curry au fromage. Pour une première expérience avec le curry japonais, Sam a approuvé !
Nous avons continué à flâner dans les rues commerçantes où l’ambiance était vraiment agréable. Marjo se serait probablement arrêtée dans plusieurs boutiques pour faire un peu de lèche-vitrine si ses pieds n’étaient pas déjà en train d’abandonner… surtout avec notre prochaine destination : l’immense sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gū.
Le sanctuaire est gigantesque et rempli d’installations diverses. Nous imaginons facilement à quel point l’endroit doit être impressionnant pendant les festivals, surtout avec les quelques stands déjà présents lors de notre passage.
Le retour vers Tokyo s’est fait de peine et de misère, avec nos pieds complètement détruits et le genou de Sam mystérieusement blessé (on ne sait toujours pas comment).
De retour à l’hôtel vers 19h30, nous avons sérieusement envisagé sortir souper… avant de réaliser que plus personne n’avait l’énergie nécessaire. Sam aurait probablement tenté le coup si son genou lui avait permis de marcher, et Marjo survivait pratiquement avec une heure de sommeil.
Solution de survie : UberEats à l’hôtel.
Nous avons décidé de tester Pizza Hut Japon, malgré sa réputation plutôt douteuse. Verdict : ils feraient probablement faillite en Occident. Nous sommes convaincus que le fromage est le principal problème.
Notre plus grande déception de la journée : ne pas avoir pris davantage de photos de notre nourriture… et ne pas avoir eu assez d’énergie pour visiter encore plus d’endroits et goûter à encore plus de plats.
Total de la journée : 27 000 pas.
Jour 4 - 23 mai (Tokyo)
Le premier arrêt de la journée est une adresse que Sam avait repérée quelques jours plus tôt : le restaurant Flapjack. Après un peu moins d’une heure d’attente pour obtenir une table, on découvre un menu aux prix que Marjo juge un peu élevés. Bref, même si les pancakes étaient très bons, on classe l’endroit dans la catégorie des attrape-touristes.
Ensuite, petite mission de secours à la pharmacie pour trouver des anti-douleurs et un support pour le genou. Sam en a grandement besoin pour espérer survivre au reste du voyage.
Puis, direction le parc d’Ueno. Une fois sur place, surprise : un immense festival de poterie et de vaisselle de cuisine occupe la grande place publique. Il y avait du mondeeeee!
Dans ce vaste parc se trouve aussi le temple Kyomizu Kannon-dō. Comme à son habitude, Marjo s’arrête jeter un œil aux amulettes Omamori… et cette fois, c’est le coup de cœur. Elle repart avec une magnifique amulette orange supposé aider à la réalisation d’un rêve. Reste maintenant à savoir lequel…
Le quartier d’Ameyoko-chō, juste à côté du parc, déborde lui aussi d’énergie en ce samedi après-midi. Même si l’endroit peut aujourd’hui être considéré comme un peu trop touristique, l’atmosphère demeure vivante et authentique.
On reprend ensuite le métro pour quelques stations en direction de Ginza. Véritable royaume du shopping de luxe, le quartier est un paradis pour les amateurs de magasinage… mais pour ceux qui aiment magasiner tranquillement, c’est un sport extrême. Après moins de dix minutes chez GU, on est ressortis avec des envies de mort. Un peu plus loin, le magasin phare d’Uniqlo était tout aussi bondé, mais ses huit étages rendaient au moins l’expérience un peu plus respirable. On y a tout de même fait quelques achats.
Après tout ça, retour à l’hôtel pour reposer des pieds encore endoloris de la veille avant de repartir pour le souper. Direction Akihabara, où nous avons testé la chaîne de sushis sur tapis roulant Sushiro. Disons que Sam a moyennement apprécié l’expérience… principalement parce qu’il continuait à commander des trucs vraiment bizarres. PS: Les suhis au salami-bocconcini et pesto sont cependant excellents.
Petit arrêt shopping pour Sam avant de quitter Akihabara, puis retour à l’hôtel. Il faut déjà préparer nos affaires pour le check-out du lendemain… et pour notre départ vers une nouvelle ville!
Total de la journée : 20 000 pas.
Jour 5 - 24 mai (Tokyo-Kanazawa)
C’est déjà le temps du check-out ce matin. Nous laissons nos valises à l’hôtel avant d’aller faire un peu de shopping du côté d’Akihabara, puis un petit dîner d’anguille dans un restaurant tout près (うなぎのうな泰 馬喰町店).
Ensuite, direction la gare de Tokyo pour acheter nos billets de Shinkansen vers notre prochaine destination : Kanazawa.
Départ à 13 h 24 sur la ligne Hokuriku, avec une arrivée prévue à 16 h 15. Le trajet nous fera traverser les Alpes japonaises, en passant notamment par la région de Nagano, avant de rejoindre la côte de la mer du Japon. Les montagnes enneigées et les grands pins étaient tout simplement époustouflants.
Notre hôtel pour les prochains jours sera le Soki Kanazawa, un établissement d’un niveau un peu plus haut de gamme que les APA où nous avons séjourné jusqu’à maintenant.
Peu après le check-in, nous ressortons pour le souper au Kanazawa Curry Laboratory. Vous devinerez assez rapidement leur spécialité : le curry! C’est un excellent curry à bon prix et nous recommandons l’endroit.
La soirée se termine tranquillement à l’hôtel entre une brassée de lavage et un moment de détente au onsen.
Total de la journée : 12 000 pas.
Jour 6 - 25 mai (Kanazawa)
Bon, petit onsen ce matin pour Marjo avant de commencer la journée, puis départ pour une balade au marché Omicho, juste en face de l’hôtel. Cette fois, toutes les étales sont ouvertes et l’endroit déborde de vie. Beaucoup de gens viennent y déjeuner ou savourer du poisson frais directement sur place.
Nous poursuivons ensuite notre escapade vers les districts de Kazuemachi Chaya et Higashi Chaya, deux anciens quartiers de geishas. Entre les ruelles étroites, les maisons traditionnelles et l’ambiance paisible, on a vraiment l’impression de remonter dans le temps.
À un certain moment, Sam décide de partir à l’aventure dans la nature — ce qui semblait impliquer beaucoup de marches — pendant que Marjo préfère continuer à explorer la ville… sans marches. On décide donc de se séparer pour quelques temps.
Marjo continue de flâner dans les rues et retourne fouiner au marché Omicho. Elle découvre un excellent spot à déjeuner pour le lendemain, mais aussi la face cachée du marché : un deuxième étage que peu de touristes semblent remarquer. C’est d’ailleurs là que nous reviendrons dîner plus tard.
Pendant ce temps, Sam part marcher dans le parc Utatsuyama. Il réussit à atteindre le point d’observation Mirahashi-dai et en profite pour prendre quelques belles photos de la ville.
Pour dîner, nous testons un petit resto dont nous ne connaissons toujours pas le nom et qui n’apparaît même pas sur Google Maps, situé au deuxième étage du marché Omicho. Verdict : simple, satisfaisant et raisonnable côté prix.
Une autre particularité fascinante : sa tour de guet en forme de diamant. Les angles n’y sont pas à 90°, mais plutôt à 80° et 100°, ce qui demande une maîtrise architecturale incroyable. Encore aujourd’hui, les historiens débattent de la raison exacte derrière cette conception, mais la théorie la plus crédible est que ces angles permettaient de surveiller les deux entrées du domaine.
Après le château, nous allons nous promener dans le jardin Kenroku-en, juste un peu plus au sud. Une véritable perle de nature. On sent immédiatement tout le temps, le talent et l’entretien continuel investis dans cet endroit.
Puis, petit snack de fin d’après-midi. La particularité de la préfecture de Kanazawa est qu’elle produit 99% des feuilles d’or du Japon. Alors, il est impératif d’en mettre partout…
Après le dîner, direction le château de Kanazawa. Le site est immense et chargé d’histoire. Nous avons pu visiter l’intérieur pour 500 ¥ par personne, un billet qui incluait aussi l’entrée au jardin Kenroku-en. On y trouve énormément d’explications sur l’histoire du château et sur les importantes restaurations qui ont permis de redonner vie au site.
Par exemple, entre 1998 et 2001 — soit les années de naissance de Marjo et Sam — une restauration majeure a été réalisée sur le château principal, incluant la reconstruction complète du plancher selon des plans d’époque vieux de plus de cent ans. Nous étions vraiment impressionnés par le souci du détail.
Le puissant clan qui a régné sur la région pendant plusieurs générations accordait aussi une immense importance aux arts. C’est d’ailleurs ce qui fait du château l’un des plus beaux du Japon, autant pour ses décorations extérieures — tuiles, ornements et architecture — que pour ses détails intérieurs comme les sculptures et les papiers décoratifs.
Sur le chemin du retour, nous croisons le sanctuaire Oyama. Très beau bâtiment… et complètement vide au moment de notre passage.
Ensuite, direction un magasin de cartes. Sam s’est mis en tête de tous les faire! Il ressort avec quelques nouvelles trouvailles.
Pour souper, Sam veut absolument un ramen tonkotsu. Depuis l’épisode du ramen au poisson à Tokyo, il avait un peu perdu espoir en la nourriture réconfortante. Nous allons donc essayer le restaurant Tonkotsu Ramen Tatsu près de la gare de Kanazawa. Cette fois, mission accomplie : nous ressortons le ventre bien rempli et avec une très bonne impression, ce qui réconcilie officiellement Sam avec les ramens.
Pour dessert, arrêt chez Mister Donut puisque Marjo avait appris qu’ils vendaient des beignes en forme de roues de tracteur… et elle ne pensait plus qu’à ça depuis. Pas nécessairement parce qu’elle adore ça, mais ce soir-là, c’était impossible de résister. Sam ressort évidemment lui aussi avec sa propre sélection. Bref, tout était excellent.
Déjà le check-out demain matin. Le voyage continue…
Total de la journée : 24 500 pas.
Jour 7 - 26 mai (Kanazawa-Fukui)
Aujourd’hui, nous commençons la journée dans le district de samouraïs de Nagamachi Bukeyashiki. C’est sans aucun doute le plus beau quartier historique que nous ayons vu jusqu’à maintenant. Nous aurions aimé visiter la résidence de samouraï Nomura-ke, mais il y avait tellement de groupes organisés dans le secteur que le musée a été fermé temporairement le temps de laisser passer les visiteurs. Nous nous dirigeons donc vers le quartier de geishas de Nishi Chaya-gai. Nous voulions aussi visiter le temple Myouryuji, mais les visites se faisaient uniquement avec un tour guidé en japonais et nous manquions malheureusement de temps.
Nous retournons ensuite à l’hôtel récupérer nos bagages avant de prendre la direction de Fukui depuis la gare de Kanazawa. Après une attente d’environ 30 minutes avant l’arrivée du train, le système de transport nous rappelle rapidement que nous ne sommes plus dans une grande métropole. Le trajet nous prendra finalement plus d’une heure et demie avant d’atteindre le terminus de Fukui.
Il est déjà 15 h lorsque nous arrivons pour faire notre check-in à l’hôtel Econo Fukui Ekimae. Et… disons que la déception est au rendez-vous. Les photos sur le site étaient beaucoup plus flatteuses et Marjo n’est pas du tout à l’aise à l’idée d’y passer la nuit.
Malheureusement, le transport nous a pris plus de temps que prévu et nous devons abandonner plusieurs activités prévues avant la fermeture. Pire encore : l’attraction principale est fermée demain, un mercredi. Bref, Fukui s’annonce comme un flop total.
Nous décidons quand même de profiter du reste de la journée en allant photographier les statues de dinosaures autour de la gare et en explorant les petites rues du quartier.
Pour le souper, nous testons enfin cette fameuse chaîne de restaurants familiaux italiens que Marjo voit constamment passer sur les réseaux sociaux : Saizeriya. À force de voir ces vidéos, il fallait bien essayer. Sam retente l’expérience pizza tandis que Marjo choisit un classique du menu : la salade de crevettes. Verdict : c’est simple, abordable et étonnamment satisfaisant. Bonus : leur pizza est meilleure que celle du Pizza Hut. La croûte est bonne et le fromage paraît un peu moins… suspect.
Il est déjà tard lorsque nous retournons à l’hôtel. En chemin, Sam s’achète une crème glacée molle au dépanneur… même si, techniquement, elle ne l’est plus vraiment après avoir été entreposée au congélateur.
Total de la journée : 19 000 pas.
Jour 8 - 27 mai (Fukui-Kyoto)
Départ assez tôt ce matin en direction du Shinkansen, après un petit arrêt collation à la boulangerie Little Mermaid de la gare pour une focaccia au curry. Puis, au terminal de Tsuruga, nous faisons le transfert vers le JR Thunderbird. Nous longeons le lac Biwa pendant une bonne partie du trajet. Malheureusement, nous nous dirigeons droit vers un système de pluie, alors le paysage est plutôt gris aujourd’hui. Le trajet nous aura pris environ deux heures.
Nous voilà désormais à Kyoto. Nous nous dirigeons directement vers notre hôtel, le Waka Kyoto Kawaramachi, afin d’y laisser nos bagages. Mais bonne surprise : notre chambre est déjà prête alors qu’il n’est que 13 h! Cette fois-ci, nous sommes rassurés : elle spacieuse et très confortable.
Nous partons ensuite à l’aventure dans un coin un peu moins connu des touristes : le delta de Kamogawa. Nous flânons près de l’eau avant de nous rendre à notre prochaine étape, la forêt Tadasu-no-mori — la « forêt de la vérité » — ainsi que les sanctuaires qui l’entourent.
Nous visitons d’abord le sanctuaire Kawai. Cet endroit est particulièrement populaire auprès des jeunes et moins jeunes qui viennent y prier pour la beauté. Marjo tombe immédiatement sous le charme d’un omamori brodé très original. Selon la tradition, il lui apportera la beauté éternelle.
Par la suite, direction un mini sanctuaire consacré… au rugby! Aucune idée pourquoi il existe, mais parfois, les Japonais semblent aimer rendre hommage à absolument tout.
Nous terminons ensuite notre promenade avec le sanctuaire Shimogamo-jinja, l’un des plus anciens sanctuaires shinto du Japon et un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Petit arrêt snack au café La Klassique, puis on repart.
Pour la suite, Sam a envie de faire du shopping depuis plusieurs jours, alors direction les rues couvertes du marché Nishiki. Nous fouinons à la recherche de souvenirs et de figurines, pendant que Marjo dépense quelques yens de trop dans des gachapons.
Nous nous séparons brièvement puisque Sam souhaite aller jouer à MTG avec des Japonais dans un centre de jeux du coin. Malheureusement, personne ne joue les mercredis soirs, alors nous retournons finalement explorer encore un peu le marché Nishiki.
Pour le souper, nous choisissons un restaurant spécialisé… en sauce bolognaise. Oui, oui, exactement comme vous l’imaginez : le menu contient une vingtaine de plats différents autour de la bolognaise. Sam reste fidèle aux classiques et commande l’originale, tandis que Marjo opte pour la version +++ ail avec un extra de fromage de Kanazawa. Les deux plats étaient exceptionnels et nous recommandons fortement cette adresse.
Retour à l’hôtel pour terminer la journée. Le genou de Sam a malheureusement régressé et demande un peu de soins et de repos.
Total de la journée : 15 000 pas.
Jour 9 - 28 mai (Kyoto)
Départ tardif ce matin puisque Sam a dû rester réveillé jusqu’à 2 h du matin : notre brassée de lavage refusait complètement de sécher.
Direction le quartier d’Arashiyama en ce jeudi gris et chaud. Nous commençons la journée par le parc Arashiyama Iwatayama. Pour 800 ¥ par personne et après environ 20 minutes de montée, nous atteignons le point de vue. Nous sommes entourés par la ville, la forêt, mais surtout par les macaques japonais. Cette petite expédition nous aura pris environ une heure du début à la fin.
Nous poursuivons ensuite avec une promenade dans la grande rue commerçante près de la station. L’endroit est bondé de monde. Nous faisons ensuite un arrêt au temple Tenryu-ji ainsi qu’à la forêt de bambous de Sagano avant de retourner vers la station pour voir la forêt de kimonos. Nous quittons toutefois assez rapidement les lieux, l’endroit étant devenu plutôt désagréable à cause de la marée de touristes.
Retour à l’hôtel pour une pause bien méritée afin de se rafraîchir un peu. La chaleur humide commence vraiment à se faire sentir.
Nous décidons ensuite d’aller souper tôt au Burger Eleven, tout près de l’hôtel. Sam choisit un burger classique tandis que Marjo opte pour le Ananas Mexico. Une adresse que nous recommandons fortement autant pour l’ambiance que pour la nourriture.
Nous terminons finalement la soirée en nous promenant dans le quartier de Gion sous la pluie, avec un peu de shopping au passage.
Total de la journée : 20 000 pas.
Jour 10 - 29 mai (Nara)
Départ dès que possible ce matin en direction de la ville de Nara. Il nous faut près d’une heure et demie de train pour rejoindre la gare principale. Une fois arrivés, nous nous dirigeons directement vers le Tōdai-ji, le plus grand temple de bois du Japon. C’est impressionnant de penser qu’une structure de cette taille repose essentiellement sur le génie de son ingénierie. Nous avons choisi d’y aller dès l’ouverture, puisque l’endroit attire habituellement d’immenses foules. Évidemment, tout au long du trajet, nous croisons de nombreux cerfs, véritable emblème de la ville.
Par la suite, nous explorons les environs ainsi que le parc avant de monter jusqu’au Nigatsu-dō, d’où l’on profite d’un magnifique point de vue sur la ville.
Après avoir pris le temps d’admirer le paysage, nous nous dirigeons vers le sanctuaire Kasuga Taisha en flânant au passage dans quelques boutiques. Marjo souhaitait y retourner puisqu’elle en gardait un très bon souvenir. Toutefois, le sanctuaire semble avoir un peu vieilli et il y a beaucoup plus de touristes qu’à sa dernière visite. Heureusement, les petites installations situées aux alentours sont presque désertes et parfaites pour prendre quelques photos.
Nous sommes actuellement en pleine saison des naissances chez les cerfs, ce qui nous a permis d’apercevoir plusieurs adorables faons au cours de notre promenade.
Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin de la gare, car la chaleur commence à se faire sentir et les visiteurs continuent d’affluer. Avant de quitter Nara, nous nous offrons tout de même une petite crème glacée pour nous rafraîchir.
Le retour en train est moins agréable : faute de places assises, nous devons rester debout pendant près de 40 minutes alors que nos pieds commencent sérieusement à nous faire souffrir.
Petit arrêt snack arrivé à la gare pour nous faire survivre l’après-midi.
Photo: Petites lichettes ici par notre ami cerf.
On arrête faire un peu de shopping au Aeon Mall de Kyoto à côté de la gare avant de retourner à l’hôtel. Un arrêt s’impose afin de nous reposer un peu avant de ressortir en soirée.
Il est maintenant presque 21 h. Quoi de mieux qu’une visite de sanctuaire suivie d’un ramen tardif pour terminer la journée?
Nous commençons par le sanctuaire Yasaka, magnifiquement illuminé une fois la nuit tombée. L’atmosphère y est tout simplement magique.
En route vers notre restaurant, nous traversons le quartier nocturne de Kiyamachi. Comme nous sommes un vendredi soir, le secteur déborde d’énergie et d’animation.
Notre destination est le Hakata Nagahama Ramen Miyoshi, réputé pour ses excellents ramen à petit prix, particulièrement appréciés des fêtards en quête d’un bon repas après une soirée bien arrosée. C’est un véritable coup de cœur pour Sam : l’ambiance est surréaliste et le ramen délicieux. Du côté de Marjo, malgré l’excellente atmosphère, le ramen lui paraît très ordinaire.
Pour terminer la soirée, Sam décide de s’offrir un massage dans l’un des nombreux établissements croisés au cours de la journée, tandis que Marjo retourne à l’hôtel pour profiter d’un moment de détente bien mérité avant le coucher.
Total de la journée : 34 000 pas.
Jour 11 - 30 mai (Kyoto-Osaka)
Départ tardif ce matin puisque nous avons veillé jusqu’à tard hier soir. Direction ensuite Osaka, à environ 1 h 15 de train. Sam est bien content de passer à une ville où il y aura un peu moins de temples et de sanctuaires au programme.
À notre arrivée, nous déposons nos valises à l’hôtel, qui est d’ailleurs absolument grandiose, puis nous partons vers le centre commercial Parco situé tout près. Nous avions repéré quelques boutiques qui semblaient intéressantes pour faire du magasinage. Au final, il n’y avait pas tant de trouvailles que ça, mais surtout une foule complètement démesurée.
Nous retournons ensuite à l’hôtel à pied en traversant les rues couvertes du quartier de Dotonbori. Honnêtement, la quantité de personnes est impressionnante. Par moments, il est presque difficile de circuler tellement les rues sont bondées.
Après le check-in, nous profitons d’un moment de repos à la chambre. Sam part ensuite au Hareruya pour jouer aux cartes avec des Japonais. Cette fois, il revient triomphant ! De son côté, Marjo préfère rester à l’hôtel puisqu’elle ne se sent pas très bien. Elle en profite également pour rattraper le retard accumulé dans la rédaction de ses blogs.
Pour terminer la journée, Sam s’offre un petit ramen après sa soirée de jeu, tandis que Marjo opte pour une salade du konbini afin de remettre doucement son estomac sur les rails.
Total de la journée : 12 000 pas.